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Viva! répond au courrier d’Adidas et aux informations
officielles diffusées par l’organisme gouvernemental
australien Environment Australia
* Adidas déclare : " Le cuir de kangourou est
utilisé dans le monde entier par toutes sortes de fabricants
de par le monde pour confectionner un large éventail
de produits... "
Fait : Pour la seule année 2003, les chasseurs australiens
ont été autorisés à abattre 6.5
millions de kangourous adultes pour alimenter les industries
de la peau et de la viande, se livrant ainsi au plus grand
massacre planétaire d’animaux terrestres sauvages.
John Kelly, le porte-parole de l’Association australienne
de la filière kangourou, déclare dans un message
électronique récent : " Ce débouché
[de la chaussure de football] est essentiel pour notre industrie,
car c’est lui qui soutient le prix de la peau de kangourou.
Sans lui, c’est toute notre industrie qui serait en
danger. " Adidas, qui détient 70% du marché
de la chaussure de football professionnelle, est le premier
plus gros client de l’industrie du kangourou, autrement
dit un pilier de ce massacre.
* Adidas déclare : " Tout comme Viva!, Adidas
est contre un abattage inhumain ou cruel des kangourous. "
Fait : Il est évident que l’exécution
de millions de kangourous s’accompagne immanquablement
d’actes d’abattage cruel ou inhumain. L’abattage
que le gouvernement australien, l’industrie du kangourou
et Adidas considèrent comme " humain " consiste
à tuer ces animaux d’une seule balle dans la
tête. Cependant, même le Code des pratiques d’abattage
des kangourous sans cruauté (" Code of Practice
for the Humane Shooting of Kangaroos "), la référence
supposée des chasseurs, reconnaît que : "
Quelle que soit la vigilance du tireur, certains kangourous
ne seront pas tués sur le coup ". L’industrie
prétend également autoréguler l’abattage
humain/inhumain. Elle déclare en effet que les carcasses
des kangourous abattus d’une balle dans le corps, et
non dans la tête, sont refusées par les usines
de transformation, ce qui encourage les chasseurs à
viser avec précision et à tuer " proprement
".
Pourtant, un récent rapport de la société
protectrice des animaux australienne (Australian RSPCA) indique
qu’environ 100 000 kangourous chaque année ne
sont pas tués de manière humaine. Ces chiffres
ne sont qu’une estimation minimale dans la mesure où
ils ne prennent en compte que les carcasses qui arrivent en
usine et sur lesquelles sont recherchés les impacts
de balle. Aucune surveillance n’est opérée
sur les sites de chasse. Consciente que son évaluation
n’inclut ni les kangourous qui sont tués d’une
balle dans le corps (dont le cadavre est abandonné
car refusé d’office par les usines), ni ceux
qui, blessés, sont laissés à l’agonie,
la RSPCA australienne déclare : " Il est extrêmement
difficile d’évaluer avec précision le
nombre d’individus qui sont blessés lors de la
chasse ".
Le plus révoltant encore est peut-être la cruauté
envers les bébés kangourous, considérés
comme des sous-produits sans valeur de ce massacre. La mère
est souvent accompagnée de deux petits : elle porte
l’un dans la poche et l’autre, plus autonome,
se déplace à côté d’elle.
Le Code des pratiques recommande que les bébés
qui sont encore dans la poche soient tués par décapitation
avec un objet tranchant ou d’un coup violent sur la
tête. Ce qui n’empêche pas les chasseurs
d’admettre qu’ils jouent souvent au " football
" avec ces bébés, qu’ils les frappent
avec des pieds-de-biche, qu’ils les lancent contre leurs
véhicules ou qu’ils les laissent simplement mourir
sur place.
Viva! a une séquence vidéo d’un chasseur
qui arrache un bébé de la poche de sa mère
et le tape sur la tête. Toujours selon le Code des pratiques,
les bébés kangourous autonomes peuvent aussi
être tués par balle. Même s’ils ne
sont pas tués mais seulement abandonnés sur
place au cœur de la nuit, sans leur mère pour
les protéger ni les nourrir, ils mourront invariablement
de faim, de la prédation, de froid ou de manque d’attention.
Le récent rapport de la RSPCA australienne ne se contente
pas de récuser la décapitation des bébés
kangourous comme méthode d’abattage humaine.
Il déclare également que " taper violemment
sur la tête est rarement considéré comme
une méthode d’euthanasie humaine pour la plupart
des espèces ", et conclut que : " le seul
moyen d’éviter toute cruauté envers les
bébés qui vivent encore dans la poche serait
de pas tuer les mères ".
* Adidas déclare : " C’est pourquoi nous
exigeons de nos fournisseurs qu’ils observent strictement
la réglementation du gouvernement australien relative
à l’abattage des kangourous. Tous les chasseurs
(opérateurs) doivent notamment être titulaires
d’un agrément ou d’un permis spécifique
délivré par le gouvernement et respecter scrupuleusement
le code des pratiques rigoureux qui régit cette activité.
"
Fait : Malheureusement, le gouvernement australien soutient
et encourage activement le massacre des kangourous pour son
intérêt économique. Il ne remet aucunement
en cause la chasse de ces animaux qui font partie intégrante
du fragile environnement australien et qui devraient être
protégés en tant qu’êtres uniques
et sensibles.
Le " Code des pratiques ", cette " réglementation
rigoureuse " invoquée par Adidas, n’a qu’une
valeur de référence et n’a pas force de
loi. Pour obtenir le permis, il suffit aux chasseurs de l’avoir
lu et compris et de prouver sur une journée qu’ils
savent tirer. L’examen de tir n’est même
pas obligatoire en Australie-Occidentale.
Il est très difficile de surveiller cette industrie
dans la mesure où la chasse a lieu en pleine nuit,
à des kilomètres des régions habitées
et où les états affectent très peu de
gardes à cette tâche. Le Queensland par exemple,
qui est l’état où sont tués le
plus grand nombre de kangourous à des fins commerciales
(1 378 505 animaux en 2000), ne compte officiellement que
6 gardes du " Queensland Parks and Wildlife Service "
pour surveiller la chasse et faire respecter la réglementation
de l’industrie ! Des extraits du rapport de la RSPCA
australienne confirment que la surveillance n’est pas
très stricte : " les entretiens réalisés
lors de cette enquête font apparaître que les
effectifs et les moyens dont disposent les agences gouvernementales
pour la nature ne cessent de diminuer depuis 1985. En outre,
plusieurs usines de transformation ont souligné l’absence
d’inspections et de rapports de suivi. L’une d’elles
a même signalé avoir envoyé à une
agence pour la nature les preuves d’un kangourou tué
par balle dans le corps et n’avoir jamais eu de réponse.
" Que les usines elles-mêmes critiquent le manque
d’inspections, de rapports de suivi et de mesures à
l’encontre de ceux qui enfreignent le Code des pratiques
ridiculise pour le moins les déclarations d’Adidas
!
* Adidas déclare : " si nos fournisseurs ne
respectent pas la réglementation, le gouvernement australien
leur refusera le permis d’exportation du cuir. "
Fait : Aucune loi ne protège les kangourous contre
les actes de cruauté. Les seules lois en vigueur concernent
leur commerce, l’étiquetage des carcasses et
l’exportation des peaux traitées. Nulle part
il n’est question de leur protection. En Australie-Occidentale
par exemple, rares sont les poursuites engagées contre
l’industrie du kangourou. Il y a eu deux plaintes contre
des fournisseurs pour défaut de traçabilité
de carcasses livrées à des usines et deux autres
contre les usines pour avoir accepté ces carcasses.
À PROPOS DES INFORMATIONS OFFICIELLES DIFFUSÉES
PAR ENVIRONMENT AUSTRALIA :
Les garanties avancées par l’organisme d’état
Environment Australia sont quasiment les mêmes que celles
que donnent de nombreux autres gouvernements pour justifier
le massacre des baleines, des tigres, des éléphants,
des rhinocéros et autres animaux actuellement ou jadis
en voie de disparition. Ces garanties se sont toujours avérées
sans fondement et toutes ces espèces ont frôlé
l’extinction totale suite à une exploitation
effrénée, soutenue par les gouvernements et
leurs nombreux organismes " indépendants ".
Les animaux les plus étudiés, surveillés,
évalués et gérés scientifiquement
sur notre planète, les poissons en donnent une parfaite
illustration. Les résultats catastrophiques de cette
gestion ont entraîné la raréfaction des
populations de poissons à l’échelle mondiale.
L’exploitation des kangourous par l’Australie
s’inscrit dans la même logique et les quotas ne
sont définis que pour satisfaire la demande commerciale.
Parce que ce massacre est scientifiquement injustifiable,
l’industrie et le gouvernement australien refusent de
discuter des dernières études réalisées,
voire de reconnaître leur existence. Parce que ce massacre
est répugnant d’un point de vue éthique,
l’industrie et le gouvernement rejettent l’idée
même de cruauté et refusent de se pencher sur
la chasse et l’abandon des bébés kangourous,
revendiquant au lieu de cela que cette activité est
rigoureusement contrôlée. Pratiquement personne
ne surveille les chasseurs dans la brousse et il n’existe
aucune loi pour les contrôler.
L’Australie détient le pire palmarès
mondial pour l’extinction de la faune. Dans ce seul
pays, 27 espèces sont actuellement considérées
éteintes, 33 sont en danger, 51 sont vulnérables,
1 ne survivra que si des efforts de conservation sont engagés
et 1 est en danger critique. Les conséquences de la
politique du gouvernement sur l’environnement sont tout
aussi affligeantes. L’insistance à vouloir élever
des moutons et des bœufs - 160 millions de têtes
- sur une terre totalement inadaptée aux sabots durs
de ces animaux a entamé la désertification de
vastes régions. Malgré la menace concrète
et inéluctable de cette catastrophe, le gouvernement
australien poursuit sa politique de destruction de la faune
en continuant à encourager l’élevage.
Toutes ses garanties et affirmations doivent être interprétées
à la lumière de ces faits. Les kangourous sont
indispensables à la régénération
et à la survie de cet environnement fragile avec lequel
il a vécu en harmonie pendant des millions d’années.
Et ce sont eux qui servent aujourd’hui de boucs émissaires.
CLICK HERE for information on French footballers wearing
kangaroo skin boots:
Voici ce qu’on peut lire sur http://www.adidas.com/fr/
:
" La sixième génération de la
Predator® Mania, la chaussure officielle des mordus de
football. Développée en coopération avec
les plus grandes stars de football Adidas et présentant
un design impressionnant à 360°, cette Predator®
Mania est la meilleure chaussure de football jamais crée…
La tige en cuir kangourou pleine fleur offre un niveau de
confort optimal et un excellent toucher de balle. Ce cuir
naturel épouse parfaitement la forme du pied. Toutes
ces caractéristiques garantissent un maintien professionnel….
"
Portant la même chaussure en cuir de kangourou, David
Beckham est harcelé par Viva! au Royaume-Uni. A Zinedine
Zidane d’affronter à son tour notre opposition
au massacre des kangourous. |